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17.10.2016
EQUIPE A LA UNE: Promotion Immobilière

Erwin Willems (coffreur), David Houtmeyers (coffreur), Eddy Mertens (conducteur) & Gunther Frederickx (coffreur) 

Comment vous êtes-vous retrouvé chez Kumpen ?

Gunther : Des connaissances m’ont introduit il y a une vingtaine d’années chez Kumpen.

David : J’ai rejoint Kumpen de la même manière, en 2004.

Erwin : J’ai commencé à travailler chez Kumpen environ deux semaines après David.

Eddy : Il y a environ 28 ans, je travaillais chez Reynders, où les chantiers étaient de plus en plus éloignés. Gilbert Christiaens a décidé de rejoindre l’entreprise Kumpen, et je l’ai suivi peu de temps après. Depuis lors, je totalise déjà 28 années de travail chez Kumpen.

Est-ce que vous saviez déjà, enfant, que votre vocation était de travailler dans une entreprise de construction ?

Eddy : À l'origine, je voulais devenir mineur. Je m’étais dit que je pourrais travailler dur pendant quelques années pour ensuite partir plus tôt à la retraite. Mon père s’est vivement opposé à ce projet, car il avait travaillé pendant des années à la mine et connaissait donc la pénibilité du métier. Aujourd’hui, avec le recul, je l’en remercie, car je me serais ennuyé en restant à la maison. J’ai donc opté à l’école pour une filière dans la construction et j’ai immédiatement commencé comme stagiaire coffreur sur l’un des chantiers de Gilbert. Malgré un accident du travail, je suis passé conducteur 24 ans plus tard.

Gunther : Pour être honnête, j’ai suivi une formation de cuisinier, très éloignée de mon actuelle activité professionnelle !

David : Comme pour Gunther, ma précédente activité n’a aucun rapport avec le métier que j’exerce aujourd'hui : j’étais boucher.

« Il est nécessaire d’encourager les discussions pour développer de nouvelles idées, créatrices de valeur ajoutée ».

Que signifie Kumpen pour vous ?

David : Je me lève vers 5 heures du matin pour rejoindre le chantier. Pour ce projet, à Hasselt, le trajet n’est heureusement pas trop long, mais il m’est déjà arrivé de travailler sur un chantier à Bruxelles. Sur le chantier de l’Alverpark, je suis chargé de poser les murs et les colonnes et de réaliser les coffrages pour couler le béton. Telles sont, brièvement résumées, les tâches qui me sont attribuées.

Eddy : J’arrive généralement sur le chantier vers 6 heures, pour faire ensuite le tour du cadran. Pour être plus réaliste : le conducteur doit souvent résoudre des problèmes, c’est comme ça. Les contrôles de l'inspection du travail représentent une charge de travail supplémentaire, car de nombreux sous-traitants se rendent sur le chantier sans les documents requis. Je dois alors malheureusement les renvoyer. Je suis également responsable du suivi du gros œuvre et du planning, je supervise mes collègues ouvriers et les sous-traitants et j’apporte les corrections nécessaires.

À quel point le travail d’équipe est-il important pour vous ?

Gunther : Dans le bâtiment, le travail d’équipe est très important. Chaque équipe a sa propre méthode de travail et tout se passe très bien entre nous. En revanche, la situation se complique lorsque nous devons collaborer avec des sous-traitants qui ne maîtrisent pas notre langue. Et croyez-moi, de très nombreuses langues se côtoient sur nos chantiers.

Eddy : Je suis entièrement d’accord, Gunther. Selon moi, il est nécessaire d’encourager les discussions pour développer de nouvelles idées, créatrices de valeur ajoutée.

Quelles sont les 3 qualités que vous appréciez le plus chez votre (vos)

collègue(s) ?

Gunther : Disons que nous sommes  sur la même longueur d’onde. Nous nous connaissons suffisamment bien pour savoir ce que nous pouvons nous dire. Bien sûr, comme partout, il peut parfois y avoir des désaccords.

David : En effet, nous essayons alors de trouver un juste milieu.

Si vous pensez au déroulement de votre carrière chez Kumpen, y a-t-il une anecdote que vous souhaiteriez partager avec nous ?

Eddy : Quand j’étais chef d’équipe, je passais prendre mes ouvriers le matin chez eux avec la camionnette. Un jour, nous avions été prévenus au dernier moment que nos employés devaient pointer le lendemain. Le lendemain matin, par pure habitude, je me suis retrouvé à attendre devant chez eux, ne comprenant pas pourquoi personne n’ouvrait la porte [rire]. Il m’est arrivé une anecdote similair le jour où je me suis rendu compte, en arrivant chez moi, qu’un stagiair se trouvait encore dans ma camionnette. Il s’était endormi durant le trajet et je l’avais complètement oublié.

Quel est votre plus beau souvenir chez Kumpen ? Ou encore, quelle est la réussite dont vous êtes le plus fier ?

Eddy : Aujourd'hui encore, je suis très fier de mon premier projet Dockside, mieux connu sous le nom de la discothèque Versuz à Hasselt. À cette époque, ce haut lieu de la vie nocturne belge fut l’un des premiers projets de construction réalisés par Kumpen. Ce projet, qui marqua les débuts de Kumpen Bâtiment, a malheureusement été détruit depuis lors.

David: Pour moi, il s’agit du chantier du RAC à Bruxelles, un projet de très grande envergure. Nous devions donc parcourir de longues distances pour disposer du bon matériel au bon endroit. Nous retrouvions régulièrement des affaires laissées par des personnes dormant sur le chantier, par exemple des vêtements ou des chaussures.

Vous est-il déjà arrivé une mésaventure ?

Gunther : Il y a huit ans environ, sur le chantier « De Kaai », une plaque de béton s’est effondrée et a atterri sur un collègue. Il est décédé sur place. Nous n’oublierons jamais cette tragédie.

David : Oui, son décès nous a tous profondément marqués.

Eddy : Chaque année, à la même période, je vis des moments difficiles. Je ne cesse de me demander quelle erreur nous avons commise.

Quels sont vos passe-temps ou quelle est votre passion dans la vie ?

Eddy : Pendant le week-end, j’aime bien partir en balade avec notre camping-car. D’origine asiatique, ma femme m’a transmis le virus du voyage. Nous aimons beaucoup partir en escapade tous les deux. Mais pour me détendre, boire un verre avec des amis ou sortir au restaurant me suffit amplement.

Gunther : Nous aimons bien aller au cinéma ou manger au restaurant. Avant, je jouais au football mais, au fil des années, mes priorités ont changé.

David : J’exerce également le métier d’agriculteur. Avant, je participais régulièrement à des concours avec mes vaches, mais aujourd'hui je ne le fais plus. Désormais, je m’occupe surtout de la vente du foin.

Si vous aviez la possibilité d’être, un jour durant, directeur de Kumpen, que feriez-vous, quel changement introduiriez-vous ?

Gunther : Il faudrait offrir de temps en temps une petite attention aux travailleurs en guise de reconnaissance du travail accompli. Autrefois, on organisait des barbecues sur le chantier, mais avec le temps, ces moments sont devenus de plus en plus rares.

Erwin : Ce serait plus facile si nous pouvions parler davantage néerlandais avec les sous-traitants. Avec une bonne communication, le travail avance beaucoup plus vite.

Pour finir, pourriez-vous nous dire, Eddy, quel est le secret d’un chantier bien mené ?

Eddy : Garder son calme et tout  préparer jusque dans les moindres détails, telle est la clé du succès. Ne jamais prendre de décisions hâtives et instaurer une collaboration efficace. Si, en plus, vous disposez d'une bonne résistance au stress et vous vous débrouillez bien avec les soustraitants, vous avez tout bon !